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Se laisser guider par le hasard, aller au gré des images, des ruelles, des sentiers et des rencontres. Ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit.

La violence, une preuve de faiblesse?

Encore une nuit agitée à Gagny. Qui trouve son point d'orgue avec l'arrestation du jeune qui s'était brûlé (il y a quelques mois) en entrant dans un transformateur pour s'y cacher.

Me vient alors à l'esprit cette pensée d'une logique imparable:
"La violence n’est pas la vraie force, mais plutôt le signe de la faiblesse".

Je veux parler de la violence des jeunes de banlieue qui, pour ma part, trouve son origine dans la faiblesse ou l'impuissance (encore que) à se faire entendre, laquelle force est fort bien canalisée et récupérée dans le but de générer ce climat de peur et de suspiscion dans lequel se complaisent les dictateurs et autres despotes (chefs de bandes, voyous en tout genre, profiteurs...); mais aussi de la répression (oserai-je utiliser le mot coercition) dont le corrolaire est le harcèlement moral. Bien sûr, comme leur nom l'indique les forces de l'ordre sonr là pour faire respecter, faire régner ou rétablir l'ordre public. Puisque dans notre pays nous avons choisi la démocratie, il est tout à fait légitime de la voir respectée fût-ce par la force. J'admets qu'il est anormal qu'il y ait des endroits en France où l'on ait peur de passer même en plein jour, où un homme puisse se faire assassiner parcequ'il prend en photo un lampadaire...

A qui profite le crime?
Aux deux mon général! En fait nous nous enfonçons le long d'une spirale (un peu comme savent si bien le faire les enfants qui se chamaillent: c'est lui qu'a commencé) dont le seul moyen de sortir serait d'enlever un des protagonistes.

Mais lequel?
"La police" diront en choeur les potentats en herbe ou déjà déclarés.
"Les casseurs" assèneront en choeur et avec conviction les membres des forces de l'ordre.

La réponse à cette question apporterait également une réponse à l'objet de mon article : le sentiment de faiblesse.
LA réponse a déjà été apportée par un homme (je ne fais pas de prosélytisme) il y a près de deux mille ans : "aimons nous les uns les autres". Mais ce n'est pas si facile tout simplement parceque nous sommes des êtres humains et que les intérêts de chacun ne sont pas forcément ceux de tout le monde.

En conclusion:
Cette violence me fait penser à une perle: le grain de sable initial est la plupart du temps le désespoir auquel mon huître rajoute, couche après couche, un ciment fait de faux espoirs, d'illusions d'argent facile et de vrai désespoir aussi; lequel ciment a l'apparence de la nacre mais ne débouche pas sur des bijous.
Alors donnons plus que de l'espoir à ceux qui le demandent réellement au lieu de leur taper dessus. Nombreux sont celles et ceux qui s'y emploient quelle que soit leur origine de clase, ethnnique ou raciale.
Et continuons à décourager avec fermeté et sans violence inutile (pour ne pas se retrouver en situation de faiblesse) ceux qui le méritent aussi.
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