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Se laisser guider par le hasard, aller au gré des images, des ruelles, des sentiers et des rencontres. Ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit.

Cellulaire

Catégorie: fantastique, gore

Auteur: Stephen KING
Editeur: Albin Michel

Héros:
Clay
Tom
Alice
Les zombis dans le rôle des zombis.
Les "normaux" dans le rôle des "pas toujours normaux"


Résumé:

Un auteur de bande dessinée est dans la rue, il est particulièrement content puisqu'il va enfin pouvoir annoncer à sa future ex femme (dont il est toujours amoureux) qu'il vient de signer pour un très gros contrat.
Ringard le gars, il n'a même pas de téléphone portable.
Il s'arrête pour prendre une glace à un... marchand de glaces bien sûr! La rue, les gens sont vus à travers l'oeil du dessinateur (couleurs, formes...) et de l'artiste, sensations, contact, impressions,...
Soudain tout se gâte, les gens ont des atitudes bizarres (il y a même un homme qui mord un pittbull). Des scènes hallucinantes...
Seuls sont épargnés les non détenteurs de cellulaires. Les autres ont subi une sorte de programmation qui en fait des zombis.
Mais ça ne s'arrête pas là puisque ces "zombis" évoluent jusqu'à "la solution finale".
Les "normaux" se lancent dans une quête. La première sera la recherche du fils de Clay (qui avait un téléphone portable bien sûr, mais ne s'en servait pas vraiment). Alors le retrouvera zombi ou normal. Quant à safutureexfemmequ'ilaimetoujours elle n'avait pas de protable (mais est-ce suffisant face à tous ces zombis...

Impressions:

Le livre est mal imprimé, pas mal de fautes d'orthographe (ai-je dit bâclé?)
Des rebondissements et beaucoup de nombrilisme!

D'ailleurs le pitch est digne des grandes heures des séries B. Hum. Vous l'aurez compris, le dernier KING n'est pas d'une finesse à toute épreuve, aucune trace de la poésie des livres de la fin des années 90, ici tout n'est que carnage et hémoglobine. Mais ce roman est surtout très décevant quand on sait de quoi KING est capable. Contrairement à son habitude, les personnages ne sont pas du tout attachants [mis à part peut-être Alice, l'ado à la baby Nike]. On a vite une idée fixe : celle de les voir tous se faire cramer pour les zombis pour qu'on en finisse et vite.

Et puis il y a cette fabuleuse idée gâchée qui rôde dans le livre mais n'est jamais exploitée : Clay, le "héros", est dessinateur de BD et vient de trouver un éditeur pour publier le cycle de fantasy sur lequel il travaille depuis toujours. Au début du livre, il pense, avec nostalgie, à tous les personnages qu'il va abandonner [surtout que le portfolio qui contient les originaux connaitra plusieurs mésaventures]. Et bien sûr derrière Clay c'est KING et la "Tour Sombre" qui se profilent, KING a envie de traiter la problématique de la difficulté de se séparer de personnages avec lesquels on vit depuis si longtemps. Malheureusement cette idée est à peine esquissée et on ne peut qu'imaginer ce qu'aurait été le livre si KING avait axé ses réflexions sur Clay et ses personnages perdus au lieu de se perdre dans une histoire de zombie franchement pathétique, tellement loin du "Je suis une Légende" auquel fait référence la dédicace.

Pour achever le tout KING a un discours franchement poussif sur la modernité qui tuera la civilisation surtout quand il cherche à rendre le tout crédible d'un point de vue scientifique.

Jaquette du livre:


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L
..c'est vrai, les livres de king de 10-15 ans en arrère étaient super,<br /> ces temps je n'ai plus trop envie de le lire, peut-être un over-King?!
Répondre
A
Tout à fait d'accord