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Se laisser guider par le hasard, aller au gré des images, des ruelles, des sentiers et des rencontres. Ouvrir les yeux, le coeur et l'esprit.

Après la tempête, le calme

2h30 du matin, la tempête qui sécvissait à l'extérieur s'est calmée.

Le vent qui faisait gonfler la toile de la tente et grincer les structures métalliques est devenu une douce bise qui s'insinue doucement dans les interstices de la toile.

Il ne pleut plus non plus, une petite bruine s'est installée; pas assez forte pour tremper mais suffisamment sournoise pour s'insinuer dans les défauts des vestes polaires, s'enrouler délicatement autour d'un cou mal couvert...

Le silence de la nuit, si on peut seulement appeler cela une nuit puisque la structure est éclairée "a giorno", est seulement percé par le "cri" (bip) d'un ordinateur qu'on malmène, le ronronnement du canon à air chaud, une porte rapidement ouverte et claquée pour être encore plus rapidement fermée.

 Les serveurs servent, les routeurs routent tranquillement, leurs fonctions vitales dévoilées par les rangées de lumières vertes, oranges qui clignotent sur leurs façades lisses.

Les téléphones sont muets, d'ailleurs qui aurait l'idée d'appeler à une heure pareille?

L'aide en ligne (helpdesk) s'étire, se lève et va faire un tour. Ce n'est pas à cette heure qu'il aura du travail...

Le canon à air chaud dont je parlais plus haut essaie désespérément de réchauffer un air trop brasser par les courants d'air. Atour de ses deux bouches de sortie il règne une chaleur infernale qui fait rôtir les occupants des 20mètres carrés autour mais laisse de marbre ceux des 350 mètres carrés restants: trop de séparations pour créer des box.

Une nuit parmi tant d'autres, allez j'arrête là ma prose. Le vent se lève de nouveau et le froid revient. Je vais faire un tour du côté des 20 mètres carrés.

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