Confrontés au déclin du lapin de garenne, les chasseurs français se mobilisent et ont "pisté" cette semaine des idées dans le Finistère, un département pilote dans la gestion
de ce gibier emblématique.
"Le lapin, c'est le symbole de la chasse populaire française",
souligne le directeur de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), dans le cadre d'un colloque sur l'avenir du renommé "0ryctolagus cuniculus".
Une cinquantaine de "garennes" artificielles ont été aménagées pour permettre le repeuplement du gibier. Ces réseaux de terriers creusés dans les talus accueillent parfois des lapins prélevés aux
abords des villes, là ou la chasse est interdite.
"Avant, il y avait trop de lapins. Il ne faut pas reconstituer les populations à l'ancienne", reconnaît toutefois Yves Léon, président de la Société intercommunale de chasse de Saint-Renan (nord de
Brest), une des plus importantes de Bretagne, qui regroupe 400 porteurs de fusils.
Pour les paysans le lapin reste souvent l'ennemi du maïs et du chou. Alors 25O kms de clôtures ont été installées dans le Finistère pour protéger les cultures. Et à Saint-Renan les agriculteurs
sont associés à la gestion du lapin.
"L'objectif, c'est de satisfaire les chasseurs sans indisposer les agriculteurs", résume le directeur de l'ONCFS, qui souhaite que la réhabilitation du lapin rende la chasse "plus attractive, plus
ludique" pour les jeunes, alors que le nombre de pratiquants chute de 2% tous les ans.
Je ne suis pas chasseur mais cette annonce de l'AFP nous fait voir qu'une attitude raisonnable peut profiter à la Nature et que les chasseurs ne sont pas
tous des "viandards" mais qu'ils peuvent participer à l'écologie et au développement naturels.