Rédigé par alphomega et publié depuis
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Faire agir l'adversaire contre ses intérêts
Le stratagème demeure d'actualité, mais sous un autre terme: celui de "déception". Par déception il ne faut pas entendre regret ou désenchantement car c'est un terme emprunté à l'anglais pour désigner une tromperie (to deceive). Une opération de déception vise, à l'instar du stratagème, à faire agir l'adversaire contre ses intérêts.
Mais l'usage de tels procédés reste entaché d'un soupçon de perfidie. Les Anciens avaient tranché avec une parfaite mauvaise foi: "la ruse ou le stratagème sont licites, dès lors qu'ils sont employés par un grec ou un romain contre un barbare. Ainsi, Jules César, dans la Guerre des Gaules se vante de mettre en oeuvre des ruses de guerre mais s'indigne de la perfidie gauloise lorsqu'il en est victime.
Au XX° siècl, le droit de la guerre reconnaît comme licite l'usage des ruses de guerre. Mais il distingue la ruse et la perfifie. Tenter d'induire l'ennemi en erreur ou lui faire commettre des imprudences relève de la déception permise. En revanche est considéré comme perfidie ou déception interdite, le fait de tromper l'adversaire en utilisant par exemple ses uniformes, ses drapeaux ou des symboles comme celui de la Croix-Rouge.
Aucuen opération d'envergure n'est aujourd'hui concevable sans l'emploi de mesures de déception dont le champ inclut bien évidemment l'ensemble des médias: les cibles ne sont donc pas toutes situées chez l'adversaire...
La suite et la fin au prochain numéro!