Oui j'ai pris mon pied, mon trépied devrai-je plutôt dire. Il était là posé noncahalamment sur un fauteuil et il
attendait... Il attendait languide et esseulé que je veuille bien m'intéresser à lui. Que j'aie simplement besoin de ses services immobiles et fixes pour une photo sur pied.
Et c'est alors que sa peine m'a touché et je me suis saisi de l'appareil, celui-là même que mon pied porte et supporte et je l'ai mitraillé de cet oeil unique et brillant. La séance de pose finie
il est resté là abandonné et éperdu, attendant le bon vouloir. Le bon vouloir de son poseur de fardeau.