8 Juin 2006
Le livre est mal imprimé, pas mal de fautes d'orthographe (ai-je dit bâclé?)
Des rebondissements et beaucoup de nombrilisme!
D'ailleurs le pitch est digne des grandes heures des séries B. Hum. Vous l'aurez compris, le dernier KING n'est pas d'une finesse à toute épreuve, aucune trace de la poésie des livres de la fin des années 90, ici tout n'est que carnage et hémoglobine. Mais ce roman est surtout très décevant quand on sait de quoi KING est capable. Contrairement à son habitude, les personnages ne sont pas du tout attachants [mis à part peut-être Alice, l'ado à la baby Nike]. On a vite une idée fixe : celle de les voir tous se faire cramer pour les zombis pour qu'on en finisse et vite.
Et puis il y a cette fabuleuse idée gâchée qui rôde dans le livre mais n'est jamais exploitée : Clay, le "héros", est dessinateur de BD et vient de trouver un éditeur pour publier le cycle de fantasy sur lequel il travaille depuis toujours. Au début du livre, il pense, avec nostalgie, à tous les personnages qu'il va abandonner [surtout que le portfolio qui contient les originaux connaitra plusieurs mésaventures]. Et bien sûr derrière Clay c'est KING et la "Tour Sombre" qui se profilent, KING a envie de traiter la problématique de la difficulté de se séparer de personnages avec lesquels on vit depuis si longtemps. Malheureusement cette idée est à peine esquissée et on ne peut qu'imaginer ce qu'aurait été le livre si KING avait axé ses réflexions sur Clay et ses personnages perdus au lieu de se perdre dans une histoire de zombie franchement pathétique, tellement loin du "Je suis une Légende" auquel fait référence la dédicace.
Pour achever le tout KING a un discours franchement poussif sur la modernité qui tuera la civilisation surtout quand il cherche à rendre le tout crédible d'un point de vue scientifique.
Jaquette du livre: