5 Avril 2007

"Plop" à gauche et "plouf" à droite; la seule différence tient à "l'état surface" de la bille de verre
Quoi de plus banal que le « plouf » que l'on entend lorsque l'on jette un caillou dans l'eau, souvent associé à des éclaboussures. Mais parfois, au lieu d'un plouf, on entend juste un petit « plop », et le caillou coule presque sans déranger la surface.
Qu'est ce qui distingue ces deux cas ? Les chercheurs du laboratoire de physique de la matière condensée et nanostructures (CNRS/ Université Lyon 1) ont montré que la vitesse d'impact du caillou doit dépasser un certain seuil pour que l'on entende un plouf, produit par la fermeture de la cavité de l'air entraîné lorsque le caillou pénètre dans l'eau. Jusque là, rien de très surprenant.
Ce qu’il y a de plus remarquable c’est que la valeur du seuil de vitesse dépend de l'état de surface du caillou ; une bille hydrophile (qui attire l'eau), par exemple une bille de verre parfaitement polie, ne fait qu'un petit « plop », même à grande vitesse, alors qu'une bille hydrophobe (qui repousse l'eau), comme une bille recouverte d'un revêtement de silane, de quelques nanomètres d'épaisseur, produit un gros plouf quelle que soit la vitesse d'impact.
Le plus important dans le fait de contrôler la formation de cavités d'air, surtout quand elles sont indésirables, pourrait s'avérer utile comme par exemple sur la facilité des bateaux à fendre l’eau et donc une consommation moins importante de carburant.